De l'inachevé, de l'inabouti et de l'inutile...
Coup de blues aujourd'hui, le roman n'avance plus... mes pensées de circonstances...
La vie continue, n'est-ce pas? La vie continue mais le roman n'avance pas. Petit à petit, c'est un an de ma vie qui m'efface. Ne chercher ni faute, ni lapsus. Je continue à la porter en moi, cette année; c'est trop frais encore, pas digéré c'est certain. Dont acte. Mais ce qui a fait ma vie là-bas, ailleurs, les gens, les lieux... La Seine continue de couler. Elle n'est plus depuis longtemps celle que j'ai traversée tant de fois. Alors les gens, les lieux, ceux qui ont fait ma vie là-bas ne se souviendront bientôt plus des contours exacts de mon visage, les pavés oublieront l'écho de mes pas.
L'aventure parisienne me laisse un goût amer d'inachevé d'abord, d'inabouti ensuite. Inachevé car je suis partie sans que ce soit prévu, au contraire. Mais il y avait un choix à faire, et il a été vite fait.
Adieu Melle Eiffel, Adieu Mme Sorbonne, Adieu Ms Travail et Appartement. Re-Bonjour Toi mon Amour -juste toi, mon amour. Le comprends-tu? Sans regret. Il n'en reste pas moins que je n'ai pas eu le temps de faire ce que j'étais venue faire, de vivre ce que j'étais venue vivre.
Inabouti ensuite. Un gros gâchis. Si encore j'avais profité comme il se doit de cette opportunité au moment où je le pouvais! D'autant que le retour fut tellement brouillon... dur dur de se raccrocher aux branches lorsque l'on a l'impression de chuter. Un mois après, je ne suis toujours pas stabilisée.
Aussi mal que quand je suis partie -un an aujourd'hui. Le bilan fait mal au coeur. J'en suis au point où j'en étais il y a un an. Rien n'a avancé. Changé. Bouger. Je suis la même, en exténuée, fatiguée. 24 ans et je me sens usée par moments. Déçue. Un an qui n'a servi à rien, un an de perdu. Une année inutile pour des rêves qui ne le sont pas moins. On ne vit pas de chimères.
Alors je n'écris plus vraiment.
Par Rimmel, Mercredi 14 Novembre 2007 à 20:10 GMT+2 dans La voix (qui murmure) (article, RSS)




