L'Ecritoire#3: De la Parole au Mythe, du Mythe à la Parole - Vos textes
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un grand merci aux participants!
N'oubliez pas que vous avez jusqu'au samedi 1er mars à 20h pour me faire parvenir vos textes,
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Et rendez-vous pour L'Ecritoire #4 le Dimanche 3 février à 20h!
| Genre | Titre | Auteur | Adresse blog/site |
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| Poème | Sujet n°1 | Laura | http://lauravanel-coytte.hautetfort.com/ http://www.e-monsite.com/lauravanelcoytte/ http://lauravanelcoytte.votrecv.com/ |
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| Prose poétique | Sujet n°2 | Laura | http://lauravanel-coytte.hautetfort.com/ http://www.e-monsite.com/lauravanelcoytte/ http://lauravanelcoytte.votrecv.com/ |
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| Court poème | Sujet n°3 | Laura | http://lauravanel-coytte.hautetfort.com/ http://www.e-monsite.com/lauravanelcoytte/ http://lauravanelcoytte.votrecv.com/ |
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| Nouvelle | Aube | Hauteclaire | http://hauteclaire.mabulle.com/ http://la-legende.mabulle.com/ http://le-club.mabulle.com/ |
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| Nouvelle | Le Secret | Louise | http://nouvelles.mabulle.com/ |
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| Poème | Solitude | Lou18 | http://titeshistoires.mabulle.com/ |
De la Parole au Mythe, du Mythe à la Parolea
Vos textes
I. Poème, par Laura
Laura, une écriture douce et travaillée, poétique et parfois mélancolique; trois très jolis textes... mais un peu trop courts: on en redemande!II. Poème en prose, par Laura
III. Court poème, par Laura
IV. Aube, par Hauteclaire
Toujours dans la veine du trois-en-un, un "diptyque" sur l'origine et le retour aux origines; deux temps téléscopés pour se fondreen une très belle nouvelle...
Son statut avait changé depuis la naissance, devenant celui d’un membre du clan adulte, et cette nuit, pour la première fois, elle allait veiller sur ce qui ne devait jamais s’éteindre, qui donnait chaleur et faisait peur aux fauves. Ils l’avaient pris sur un arbre frappé par la lumière venue du ciel, et depuis bien des temps les femmes du clan devaient l’entretenir. C’était leur rôle, comme de donner la vie. Les hommes chassaient et protégeaient le clan, les femmes gardaient le feu, c’était ainsi, depuis toujours.
Il ne faudrait pas dormir, pas un instant. C’était difficile, mais Urga était sûre d’y arriver, car elle se sentait excitée par la nouvelle responsabilité et l’honneur. Les autres dormaient, quelques hommes étaient partis chasser. Si quelque chose se passait, elle devrait alerter ceux qui restaient pour qu’ils prennent les armes de pierres tranchantes posées à côté d’eux. La sécurité du camp dépendait d’Urga, et elle ne faiblirai pas.
Veiller sur le feu, sur le camp, et sur la divinité. Elle brillait un peu plus loin, dans le cercle de pierres disposées autour d’elle, rouge, embaumant l’air. Personne n’en avait jamais vu d’autre ainsi, et tant que la fleur resterait droite, la tribu serait en sécurité près d’elle.
Depuis plusieurs jours Urga en la voyant sentait un désir en elle, imprécis et vague. Elle avait toujours vu les hommes tailler les éclats durs pour en faire des armes, et avait appris aussi, comme toutes. Pourtant c’était différent. Le matin, elle avait trouvé une belle roche, avec une surface dure et plate. Pas bonne pour les armes, mais si belle, qu’Urga avait commencé à tailler l’image de la fleur.
Une idée se précisa, Urga prit un morceau de bois calciné dans le foyer, et commença à tracer des signes sous l’image, pour dire son nom et celui de la divinité.
*****************
Comment cela avait-il commencé ?
Le sentiment de solitude je l’avais ressenti dans cette petite rue en allant chez la voyante. Après le divorce, la séparation des biens, la vente de mon petit garage, le chômage depuis six mois, j’étais lessivé, sans espoir. Le copain m’avait dit :
_Vas la voir ! elle est vraiment étonnante. Moi, elle m’a aidé à m’en sortir en me disant quel était le bon choix.
Je n’y croyais pas, mais j’y suis allé. En sortant d’un rer tardif et déserté, les rues à peine éclairées m’avaient presque décidé à retourner sur mes pas. J’avais quand même poursuivi, longeant les terrains vagues, sans vouloir tourner la tête en entendant les glissements derrière les planches disjointes. En arrivant chez la voyante, Irma bien sûr, j’ai été découragé par l’aspect de fausse bohémienne de la femme, enveloppée de tissus bariolés, les cheveux teints en noir, et le teint hâlé par une couche épaisse de maquillage. Je me suis assis à la table devant les cartes, et là j’ai vu les yeux, clairs, brillants et perçants. Irma devait être plus jeune qu’elle ne le paraissait au premier abord.
Elle a étalé le tarot, m’a fait choisir les cartes, les a interprétées d’un ton égal, sans relief, les mots coulaient sur moi sans rester. Puis elle m’a fixé :
_ Au voyage d’orient, près de la montagne qui glisse, viendra la révélation, tu sauras le sens de ta vie, et la paix reviendra en toi.
_Pardon ?
_Elle avait repris son ton morne, parlant voyage, amour, tout ce qu’on dit dans ces moments là.
J’étais déçu, j’avais payé la petite somme, et j’étais rentré, le bruit de mes pas résonnant dans ce désert urbain. Peu après on m’avait proposé un boulot de mécano dans un raid, dans le désert, le vrai. C’était mieux que rien, et ça me changerait peut-être les idées, j’avais accepté. Tout se déroulait bien, jusqu’à ce soir. Je devais rejoindre le campement, rien de bien compliqué, mais j’étais tombé en panne. Heureusement, j’avais de l’eau et de quoi manger. Ne jamais s’éloigner de la voiture, c’est la consigne. J’allais donc passer la nuit là, mais je voulais fumer une cigarette avant d’essayer de dormir. J’avais un peu marché sur le sable rouge. Dire que des forêts luxuriantes avaient poussé ici ! Les fresques que j’avais vues en témoignaient, comme l’essence des voitures que je réparais. J’ai contourné une dune, haute et majestueuse, et là, la surprise, le choc de ma vie. Une construction s’élevait, une sorte de haute tour, comme celles que l’on voit en Sardaigne, comment déjà, des nuraghes, c’était ça.
Mais ici, au milieu de nulle part ! Des bribes de livres de classe me sont revenues, il y était question d’une civilisation engloutie, d’Hérodote, de gens qui l’auraient rebâtie dans le désert. L’histoire m’avait plu, très romanesque. Je me suis approché, au mépris de toute prudence. En fait, c’était plutôt un mur circulaire, surélevé couches après couches. La dune l’avait peut-être remis au jour en glissant ? J’ai fait le tour. Les pierres étaient ajustées assez grossièrement, mais elles tenaient, et tiendraient encore longtemps. Ils y avait des dessins, des décors un peu partout. L’une d’elles attira mon attention, car elle semblait placée en un point central, on aurait dit que toutes les autres avaient été disposées autour. Un peu malhabile, une main avait gravé une fleur, et tracé en dessous des signes. Une ébauche de langage écrit, sûrement très ancien, mais je n’y connais rien.
Je suis arrivé à l’ouverture, et là je l’ai vue.
Une fleur, la plus incroyable que j’ai jamais contemplée, rouge, droite et orgueilleuse. Comment pouvait-elle pousser dans ce désert ? Une source peut-être, hors de vue sous le sable ? Je me suis assis là, à la regarder, pendant que la lune se levait, transformant le paysage en un royaume d’argent, et je suis resté jusqu’au matin, sans presque bouger, devant ce miracle de beauté et de sérénité. Oubliées l’agitation et l’angoisse du lendemain. Oubliés la peur et le vide.
L’aube s’est levée, j’ai senti que je devais retourner dans le monde des humains. La voiture n’avait pas bougé, et dix minutes après une moto éclaireuse m’a rejoint.
_Tu vas bien ? La nuit n’était pas trop dure ?
_Non, ça va.
_Allez monte, la remorque viendra plus tard, avec des outils.
Irma avait vu juste.
Je suis rentré à Paris, et depuis les choses s’améliorent
doucement. J’ai retrouvé une bonne place, la patronne du resto voisin me sourit
avec entrain, et surtout je n’ai plus peur. La fleur est restée en moi, calme
et immuable. Je la vois chaque fois qu’il le faut.
Je n’ai rien dit de ma découverte. Peut-être que le mur et sa
fleur n’apparaissent que pour ceux qui en ont vraiment besoin ?
Pour lire Hauteclaire, rendez-vous sur http://hauteclaire.mabulle.com/ , http://la-legende.mabulle.com/ et sur http://le-club.mabulle.com/
Merci à vous, Geneviève!
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V. Le secret, par Louise
Empreinte de fantaisie et de merveilleux, une bien jolie nouvelle qui nous transporte au coeur d'un monde de poésie...Il était une fois dans le lointain royaume Ture un village tout en bois. Ce village était entouré par une immense forêt, personne n’en connaissait vraiment l’étendue. Quelques savants prétendaient qu’elle se prolongeait à l’infini, d’autres disaient qu’il existait derrière elle une clairière.
Personne ne savait qui avait raison.
Chalk, un jeune homme curieux du royaume voulut absolument savoir qui était dans le vrai. Pourtant, il était au courant de la défense absolue de s’éloigner et surtout de traverser la forêt. Toutes sortes de rumeurs circulaient, on disait que la forêt avait des pouvoirs magiques, qu’elle était habitée par des esprits étranges, on disait aussi qu’elle était douée d’une sorte d’intelligence.
A la veillée toutes les histoires prenaient tantôt des allures de contes merveilleux, tantôt de contes fantastiques. Tout dépendait du conteur ou de la conteuse…
Chalk partit donc seul avec sa besace pour se rendre compte par lui-même, c’était un esprit curieux et aventureux. Il ne dit à personne son projet et ce fut au beau milieu d’une nuit de fin mai qu’il entreprit son périple.
Il marcha longtemps, longtemps. Si longtemps qui ne savait plus si il se devait d’aller de l’avant, ou de l’arrière, ou sur les côtés. A bout de forces, il s’assit sur un tronc d’arbre et prit quelques morceaux de crémant, c’était son repas favori. Il en mangea sans doute un peu plus que de raison, aussi il se sentit emporté par une torpeur qui l’entraîna dans un sommeil réparateur.
Il s’endormit ou du moins il le crût…
Il vit apparaître une magnifique créature, une jeune fille élancée aux ailes princières qui voletait tout autour de sa tête telle une fée. A son oreille droite, très délicatement elle lui raconta ceci :
« Bonjour, tu sais je connais le secret pour que tu retrouves ton village, suis-moi ! »
Il se sentit alors soulevé et ils s’envolèrent tous les deux main dans la main. Il aimait voler, le frôlement des feuilles des arbres lui faisait comme des caresses. Tout en étant en plein vol la fée lui livra quelques explications.
« Notre peuple s’appelle « Les Cris » et nous croyons qu’un jour un « cœur pur et brave » viendra et qu’il trouvera le mot qui ouvrira notre boîte aux secrets qui est gardée dans l’étang des Dieux. »
Au bout d’un long moment, ils atterrirent sur le campement du peuple « Cri ». Ils furent aussitôt entourés d’une horde de petits lutins, de petites fées et d’animaux étranges. Il régnait dans ce village comme une atmosphère de conte.
« Père, je vous ai amené l’Elu ! »
« L’Elu, ma fille, tu en es certaine ? »
« Père, j’en suis certaine, il correspond en tout point à ce que l’oracle m’a dit avant de partir à sa recherche. »
« Toi, seule, ma fille détient les secrets de l’oracle, je te fais confiance mais il doit réussir le test qui prouve qu’il est bien l’Elu. »
« Voici, ta demeure pour cette nuit, dors bien, nous avons fait un long chemin et demain sera un grand jour pour nous tous. »
Il s’allongea sur une couche de feuilles aux vertus apaisantes, sitôt couché malgré ses interrogations il s’endormit.
Le lendemain à l’aube, il fut réveillé par des bruits étranges, à la fois puissants et mélodieux. Il sortit de sa couche non pas après avoir avalé un délicieux breuvage au miel. Il se sentait reposé et prêt à affronter son destin. Sur le pas de la porte, il n’eut que le temps de relever sa tête et il découvrit avec étonnement tout le village agenouillé à ses pieds. Ils le laissèrent passer telle une divinité. Un vent d’appréhension s’emparât de lui.
« Sois le bienvenu en ce jour béni, il y a des siècles que nous t’attendions, l’oracle l’avait prédit et c’est ma fille « Fleurisse » qui a fait ta découverte mais voyions de quoi tu es capable. »
Chalk regarda tout autour de lui, cette fois complètement affolé. Un silence presque spirituel régnait, les lutins et les fées étaient comme en prière.
Le père de Fleurisse lui annonça :
« Nous allons te conduire à la clairière. »
Il dût monter dans une chaise à porteur faite de feuilles et de lianes de toutes les couleurs. Après plusieurs heures de marche dans le plus grand mutisme, ils arrivèrent dans une clairière d’une beauté à couper le souffle. Il y avait tout ce que la nature pouvait engendrer de perfection. Des fleurs magiques, immenses et colorées dansaient ensemble, d’une douce pente en mousse d’un vert extraordinaire apparaissait avec élégance un cours d’eau qui menait à un étang, des oiseaux aux plumes blanches et aux pattes fines s’y gorgeaient de sa fraîcheur. Le spectacle était saisissant.
D’un seul élan, tout le peuple « Cri » s’assit en rond tout autour de l’étendue d’eau. Ensemble, il offrait un tableau des plus harmonieux et pourtant Chalk lisait dans leurs yeux comme de l’appréhension.
Une fois qu’il toucha la terre, le père de Fleurisse lui demanda :
« Vois tu ce qu’il y a au milieu de l’étang ? Seul un cœur pur et brave peut s’y rendre. Crois-moi, nombreux sont ceux qui se sont lancés mais aucun n’a réussi, deux ou trois même se sont noyés. Prouve nous que tu es l’Elu en te rendant au coffre et en l’ouvrant pour le délivrer de son secret. »
Chalk avec courage prit sur le bord de l’étang des branches de bois, des fermes et en fit un petit radeau. Tous le regardaient avec attention, le soleil dardait fort, l’eau se faisait diamant sous son regard. Dans une sorte de lumière il monta sur le radeau.
Lentement avec sagesse, il se mit à ramer avec l’aide de bouts de bois plus plats que les autres. Il arriva enfin au côté du coffre. Il en fit prudemment le tour. Il remarqua alors que sur le devant il y avait comme une serrure. Il cassa le collier qui était à son cou. C’était le collier de sa tribu les « Tures », il était à la fois souple et solide. Il le passa dans la fermeture cherchant à l’ouvrir. Il mit un certain temps, l’assemblée retenait son souffle. Poussez par une force inconnue il la fit sauter, et là le couvercle d’un puissant mouvement s’éleva dans le ciel laissant jaillir du coffre une immense boule de terre et un gigantesque bâton en bois.
Tous crièrent en même temps « Eh ! Eh ! ». Ils reprirent ce son en chœur, ce fut un véritable chant de délivrance, de liberté.
Grâce au cœur pur et brave de Chalk, grâce à ses connaissances du bois, grâce à la détermination de tout un peuple pour percer le secret de l’étang des Dieux, l’écriture était inventée. Tous pouvaient enfin transcrire la réalité sur de la terre, ils pouvaient faire des dessins.
Les savants n’avaient pas raison, la forêt n’était pas illimitée, elle arrivait sur une superbe clairière. La forêt pouvait parler, elle avait l’intelligence des mots, l’immense crayon de bois traçant des signes montrait tantôt un coin, tantôt un rond, tantôt un cône…
Maintenant il pourrait s’orienter, faire une carte, ne plus se perdre et surtout il pourrait faire connaître ses signes à son peuple.
« Chalk, Chalk, réveille toi, tu nous a fait une de ses peurs, il y a des heures que nous te cherchons, tu connais pourtant les risques de la forêt. »
« Je suis l’Elu. »
« Chalk, je suis ton frère et voici tous tes amis, des braves qui ont traversé la forêt pour te retrouver, qu’est-ce que tu nous racontes ? »
« Mon frère, les savants ont tort, je reviens d’une magnifique clairière derrière la forêt en compagnie d’un peuple extraordinaire et j’ai découvert grâce à eux le secret de l’étang des Dieux, le secret de l’écriture. »
« Chalk, je suis désolé de te dire que tu n’as pas quitté la forêt, elle est illimitée, les savants ont raison, nous t’avons retrouvé par chance. »
« Alors, c’était un rêve ! »
Pour lire Louise, rendez-vous sur http://nouvelles.mabulle.com/
VI. Solitude, par Lou18
Un très joli poème qui mêle sujet de l'atelier et sentiment personnel, doux et très touchant!
Oh toi ma douce amie
parfois tu peut être ma pire enemie
je ne veux pas comprendre a quoi ca rime
quand ta présence me déprime
et que ton abscence me plonge dans un abime
abime de souffrance et de haine
où toutes mes prière sont vaines
sans toi je me traine
alors milles et ue pensée me viennent
et loin de mes ami(e)s m'entrainent
ma dépression intervient
quand enfin tous s'éteint
que la journée touche à sa fin
mon coeur enfermé dans un écrin
crie en silence son chagrin
de na pas pouvoir déterminer
s'il n'est pas plus facile d'aimer
plutôt que de se cloitrer
aimer tous sans se priver
au risque d'en perdre sa créativité!!!
***
Merci à toi, Lou18!
Pour lire Lou18, rendez-vous sur http://titeshistoires.mabulle.com/
Par Rimmel, Dimanche 20 Janvier 2008 à 20:00 GMT+2 dans L'oreille (qui écoute) (article, RSS)




