Ulysse de Ridan: Un pont jeté entre les siècles
Et alors? ces paroles ont 450 ans!!!
Il y a 450 ans, les gens s'habillaient comme ça: Aujourd'hui, on s'habille comme ça:


Construisaient des trucs comme ça: Aujourd'hui, des trucs comme ça:

dessinaient comme ça: Aujourd'hui, l'Art c'est ça:

Et enfin, "publiaient" leurs livres comme ça: Aujourd'hui, comme ça:

Bref, j'ai été vraiment émue, car cela montre à quel point la Littérature porte en elle la conscience humaine. Le monde a changé, les générations se sont succédées, plus rien, à part la nature humaine, n'est encore en nous de ces siècles-là... mais entre 1558 et 2007, le lien est là, bel et bien là, ce que ressentait Du Bellay, Ridan le réactualise et nous le rend. Les mots et l'idée n'ont pas vieilli... pas vieilli...
Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !
Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?
Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :
Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
Par Rimmel, Vendredi 7 Mars 2008 à 15:18 GMT+2 dans L'oreille (qui écoute) (article, RSS)

merci pour ce billet. Joli ce dsesign 



