La Littérature au coeur

Ulysse de Ridan: Un pont jeté entre les siècles

 

La première fois que j'ai entendu cette chanson, j'en ai été émue aux larmes. Non que la chanson en elle-même soit une réussite parfaite -bien qu'elle soit vraiment très sympathique- mais avec l'orchestration et la voix un tantinet éraillée de Ridan, les paroles sonnent parfaitement modernes... Et alors me direz-vous?

 

 

Et alors? ces paroles ont  450 ans!!!

 

 

Il y a 450 ans, les gens s'habillaient comme ça:             Aujourd'hui, on s'habille comme ça:

 

 

henri 8

                                                           Today

 

 Construisaient des trucs comme ça:                                        Aujourd'hui, des trucs comme ça:

 

chapelle

                                                          Tour petronas

 

 

dessinaient comme ça:                                                                        Aujourd'hui, l'Art c'est ça:

 

peinture

                                              Art contemporain

 

Et enfin, "publiaient" leurs livres comme ça:                              Aujourd'hui, comme ça:

 

Manuscrit

                                                E-Book

 Bref, j'ai été vraiment émue, car cela montre à quel point la Littérature porte en elle la conscience humaine. Le monde a changé, les générations se sont succédées, plus rien, à part la nature humaine, n'est encore en nous de ces siècles-là... mais entre 1558 et 2007, le lien est là, bel et bien là, ce que ressentait Du Bellay, Ridan le réactualise et nous le rend. Les mots et l'idée n'ont pas vieilli... pas vieilli...

 

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage

Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
Et puis est retourné, plein d'usage et raison,
Vivre entre ses parents le reste de son âge !

Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
Fumer la cheminée, et en quelle saison
Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
Qui m'est une province, et beaucoup davantage ?

Plus me plaît le séjour qu'ont bâti mes aïeux,
Que des palais Romains le front audacieux,
Plus que le marbre dur me plaît l'ardoise fine :

Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
Et plus que l'air marin la doulceur angevine.
 
free music

Vos commentaires

1 Le Samedi 8 Mars 2008 à 13:35 GMT+2, par Mister Bark

Bonjour Rummel ;) merci pour ce billet. Joli ce dsesign ;) @+

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